Auto-écoles en ligne : où en est-on ?

Les auto-écoles en ligne sont en plein essor. Cette nouvelle formule est vue comme une concurrence déloyale par les syndicats et autres associations. Ceux-ci avaient d’ailleurs assigné en justice la société Ornikar, pionnière en la matière.

L'élève fixe le lieu de ses leçons.

L’élève fixe le lieu de ses leçons.

Malgré la demande de suspension du site internet, Ornikar avait gagné la bataille mais ne possède toujours pas d’agrément. Les fondateurs assurent qu’ils réunissent toutes les conditions nécessaires pour l’obtention de cet agrément préfectoral : un local d’au moins 25 m², une voiture à double commande, un enseignant de la conduite….

Tous les protagonistes sont d’accord pour une réforme du permis de conduire, mais les avis divergent en ce qui concerne les modalités.

Les auto-écoles traditionnelles sont conscientes qu’il faut faire baisser le délai de passage de l’examen de 98 jours (en moyenne) à 45 jours pour éviter que les candidats ne soient obligés de prendre des leçons supplémentaires pour rester au niveau. Les auto-écoles en ligne suivent la loi Macron sur la réforme du permis pour les candidats libres qui subissent des délais d’attente encore plus longs.

Les auto-écoles en ligne proposent des tarifs moins chers et sont plus flexibles. Le coût du permis de conduire pourrait être divisé par deux. Pour les auto-écoles traditionnelles cette formule « low-cost » pourrait avoir de redoutables conséquences.

À l’instar d’auto-ecole.net, permislibre.fr à Paris, c’est permigo.com qui propose ses leçons et son code en ligne sur Lyon depuis fin mai.

Après signature du contrat à l’auto-école, les candidats suivent les cours de code en ligne puis prennent rendez-vous pour la conduite toujours via Internet. Un enseignant vient chercher les élèves où ils le désirent.

La baisse des tarifs s’explique par la diminution de certaines charges puiqu’un seul local suffit.

Pour certaines sociétés, les enseignants seront considérés comme salariés, pour d’autres, les moniteurs auront le statut d’indépendants. Les syndicats d’enseignants de la conduite s’insurgent contre cette formule et évoquent le risque entrepreneurial. Le responsable de UNIC (Union nationale des indépendants de la conduite), Philippe Colombani déclare que c’est la « paupérisation de toute une profession ». Le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) met en avant l’absence du suivi pédagogique des élèves et des conséquences négatives sur la sécurité routière en général.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *