Bilan provisoire sécurité routière

Selon l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR), octobre 2014 enregistre une forte hausse du nombre de morts de 13,6 % par rapport à octobre 2013. Si l’on prend en compte les chiffres provisoires des derniers mois, 2014 sera une année plus meurtrière que 2013.

Le Conseil national de la sécurité routière est situé Place Beauveau, dans le VIIIème arrondissement de Paris.

Le Conseil national de la sécurité routière est situé Place Beauveau, dans le VIIIème arrondissement de Paris.

De janvier à octobre 2014, le nombre de tués a augmenté de 4,1 % et celui des blessés de 2,1 % en comparaison avec la même période de 2013.

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Depuis 12 ans, les chiffres de la sécurité routière enregistrent une baisse voire parfois une stagnation. Si la hausse se confirme pour les deux derniers mois de l’année, 2014 pourrait être synonyme de la première remontée depuis 2001.

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Tous les catégories d’usagers sont concernées. Cependant, on constate que les piétons et les cyclistes paient un lourd tribut pour l’année 2014. Sur 12 mois cumulés, on remarque que la hausse des tués dans la catégorie « piétons » est de 7 % et celle des cyclistes est de 6 %.

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La Sécurité Routière souligne que généralement octobre est un des mois les plus meurtriers de l’année. C’est la période à laquelle la durée quotidienne de luminosité diminue. En ce qui concerne octobre 2014, ce mois a connu des conditions météorologiques presque estivales. Ces températures clémentes ont favorisé les déplacements des automobilistes et des motards, ce qui multiplie le risque d’accident.

Pour expliquer la hausse constatée sur l’année entière, le délégué interministériel à la Sécurité Routière Jean-Robert Lopez avance une explication « conjoncturelle ». L’accidentalité est en hausse dans tous les pays européens, notamment en Allemagne.

L’association Prévention Routière remarque plutôt un relâchement des comportements et évoque l’utilisation massive du téléphone au volant. Le développement de la 4G va multiplier les accès à des applications multimédia facilement accessibles et distractives, ce qui induira un risque d’accident supplémentaire même si la vitesse et l’alcool restent les deux premières causes de mortalité sur les routes de France.

Chantal Périchon, responsable de la ligue contre la violence routière, estime que cette situation est due à une lacune de mesures fortes prises par le gouvernement. Elle déplore l’absence de Comité interministériel de la sécurité routière depuis mai 2012. Les réformes se suivent mais n’aboutissent pas à de grandes décisions. Madame Périchon insiste sur l’urgence d’abaisser la vitesse à 80 km/h sur les routes départementales qui enregistrent 57 % des tués.

Jean-Robert Lopez annonce vouloir poursuivre les campagnes de communication. Il rappelle aussi les mesures déjà prises : les nouveaux tests salivaires dès le 1er décembre dans une dizaine de départements, la réforme du permis de conduire, les éthylotests anti-démarrage obligatoires dans les autocars à partir du 1er septembre 2015, 200 radars embarqués supplémentaires entre 2013 et fin 2014, une centaine de plus en 2015. À propos de ce type de radars, Chantal Périchon pense qu’ils ne sont pas assez nombreux et souligne qu’en Grande-Bretagne il y en a 8 000 ….

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