Code de la route : ce qui change

Depuis lundi 2 mai, le Code de la route a fait peau neuve. Les règles et les conditions d’obtention du Code de la route ne sont pas modifiées, en revanche les questions proposées à l’examen ont été actualisées. Cette nouvelle donne concerne plus 1,4 million de candidats.

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De nombreux changements ont été apportés au code de la route.

Ces nouvelles questions doivent mettre fin au bachotage et développer l’adaptation aux diverses situations. Il faudra toujours obtenir au minimum 35 bonnes réponses sur 40. La banque est désormais composée de 1 000 questions au lieu des 700 disponibles auparavant. Des vues aériennes sont proposées et à partir du 1er juin, les candidats découvriront quatre séquences vidéo.

De nouveaux thèmes font leur apparition : usagers vulnérables, éco-conduite, secourisme et nouvelles technologies…

Pour répondre aux questions, les candidats auront à leur disposition une tablette : adieu le boîtier électronique….

Les enseignants accueillent cette réforme de manière plutôt favorable. En effet, le code de la route n’avait pas évolué depuis 20 ans. Ils estiment que cette nouvelle mouture favorisera l’apprentissage plus que le bachotage. Les élèves devront comprendre non seulement la règle mais aussi le pourquoi de la règle afin d’adater son comportement.

Il semblerait que les questions proposées soient moins ambigües et la vidéo apportera un plus indéniable. Les élèves sont habitués à des photos dans lesquelles ils ne peuvent constater les mouvements des différents véhicules et autres usagers.

Cette mesure fait partie de la réforme du permis de conduire annoncée par Bernard Cazeneuve en juin 2014. Cette réforme vise à moderniser l’examen et à réduire les délais de passage. Tout ceci devrait entraîner une réduction du coût du permis de conduire.

Autre mesure prise par le gouvernement (plus controversée) : les inspecteurs du permis ne seront plus en charge de l’épreuve du Code de la route. Ils pourront ainsi se concentrer sur l’épreuve pratique. 142 000 places d’examen seront créées selon le ministère. Des personnels d’entreprises agréées par l’État accueilleront les candidats à partir du 1er juin. Les premières entreprises qui ont demandé un agrément sont La Poste et SGS (un groupe suisse d’inspection et certification). Progressivement les centres d’examen seront remplacés par des opérateurs plus nombreux et plus disponibles.

Selon les inspecteurs du permis de conduire estiment qu’il s’agit d’une privatisation déguisée.

La Délégation à la sécurité routière déclare que ces nouvelles mesures ne concernent que l’organisation. L’État reste responsable des questions et de la correction des épreuves.

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