Conduite sous stupéfiants : prélèvement salivaire

La semaine dernière, le Sénat a voté l’autorisation accordée aux forces de l’ordre d’effectuer un prélèvement salivaire en remplacement du prélèvement sanguin lors d’une infraction de conduite sous stupéfiants.

Présence de stupéfiants dans 23 % des accidents mortels

Présence de stupéfiants dans 23 % des accidents mortels.

Actuellement, lors d’un contrôle, les forces de l’ordre procèdent à un dépistage salivaire. Si celui-ci s’avère positif, le conducteur est amené dans un service d’urgence afin de se soumettre à un prélèvement sanguin.

Ce procédé présente plusieurs inconvénients :

  • Perte de temps pour tous les acteurs (forces de l’ordre, conducteur et service d’urgence) : en effet, il peut s’écouler entre 3 et 4 heures (parfois plus) entre la constatation de l’infraction et le prĂ©lèvement
  • Une mĂ©thode qui peut sembler ĂŞtre intrusive pour les automobilistes

De décembre 2014 à juin 2015, 11 départements ont été le théâtre d’une expérimentation. Celle-ci confirme la faisabilité de la nouvelle mesure.

À l’instar des prélèvements sanguins, les prélèvements salivaires seront déposés en laboratoire pour analyses.

Selon la Secrétaire d’État à la Santé, Ségolène Neuville, ce prélèvement biologique renforcera la lutte contre les infractions liées à l’usage des stupéfiants. Il faut souligner que l’année dernière dans 23 % des accidents mortels, une personne (conducteur ou piéton) était positive au dépistage de stupéfiants.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *