Le tarif du stationnement Ă  Paris

Depuis le 2 janvier, le tarif du stationnement dans les rues de Paris a subi une augmentation.

Pas de péage urbain mais une hausse du tarif du stationnement.

Pas de péage urbain mais une hausse du tarif du stationnement.

Les concessionnaires des parkings parisiens vont bénéficier de cette mesure puisque la fréquentation de leurs parkings devrait augmenter proportionnellement. Anne Hidalgo, maire de Paris, est favorable à ces changements d’habitude comme elle a pu l’affirmer le 16 décembre 2014 en proposant son budget pour Paris qui prévoyait une hausse des tarifs du stationnement urbain. Cette décision devrait permettre à la mairie d’empocher plus de 55 millions d’euros.

Dans la réalité, la capitale va être divisée en deux zones tarifaires (première zone : du 1er au 11ème arrondissement, deuxième zone en périphérie du 12ème au 20ème arrondissement. Précédemment, il existait trois zones. De plus, le stationnement sera payant jusqu’à 20h (au lieu de 19h) et la gratuité du mois d’août ne sera plus qu’un vieux souvenir….

La refonte du système est profonde: seulement deux zones tarifaires au lieu de trois (les arrondissements du centre du 1er au 11e d’une part, ceux de la périphérie du 12e au 20ed’autre part), un stationnement payant jusqu’à 20h au lieu de 19h, et la suppression de la gratuité au mois d’août…

Les automobilistes non résidents devront payer leur stationnement 4 euros de l’heure en zone 1 et 2,40 en zone 2. Les tarifs de la zone 1 augmentent de 11 %, pas d’augmentation pour la zone 2. En revanche, l’ancienne zone 3 se voit attribuer une hausse de 100 %.

Désormais, les résidents devront s’acquitter d’une taxe de 45 € pour une carte d’abonnement annuel, 90 € pour 3 ans (rappelons que celle-ci était auparavant gratuite …) pour pouvoir bénéficier du coût du stationnement de 1,50 € de l’heure et de 9 € pour la semaine.

Anne Hidalgo n’a pas opté pour le péage urbain comme il en existe à Londres. Mais les augmentations auxquelles on assiste sont aussi une arme pour lutter contre la présence de l’automobile en ville et donc de la lutte contre la pollution.

Toutefois, Ă  Paris, un mĂ©nage sur deux n’a pas de voiture. Le mĂ©tro et le vĂ©lo restent les transports les plus privilĂ©giĂ©s. Ce sont les « banlieusards » qui vont subir de plein fouet ces nouvelles mesures. En effet, ce sont eux qui se rendent dans la capitale au volant de leur voiture. Il faut donc donner la prioritĂ© aux transports collectifs… Cependant, on ne peut pas actuellement affirmer que les politiques tarifaires des transports publics incitent les utilisateurs Ă  changer leurs habitudes dans un contexte Ă©conomique peu favorable. La SNCF, la RATP n’hĂ©sitent pas Ă  relever leur tarif de 3 % en moyenne pour cette nouvelle annĂ©e, ce qui reprĂ©sente 10 fois l’augmentation du coĂ»t de la vie…

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