Les Français et les feux tricolores

Dans n’importe quel pays du monde, à partir du moment où l’on quitte son véhicule on devient piéton. Cependant ce changement de statut (de conducteur à piéton) implique un changement de comportement.

Un piéton est un usager qui circule à pied.

Strasbourg contre Nagoya

Il apparaît que la culture, la mentalité mais aussi l’éducation ne sont pas étrangères à notre façon de traverser la rue. Une étude compare les Japonais et les Français…. Quatre emplacements dans deux villes ont été observés à la loupe : Strasbourg et Nagoya. Au total 5 445 traversées de chaussée ont été décortiquées.

41,9 % des Français n’ont aucune hésitation à traverser au feu rouge, contrairement aux Japonais (2,1 %) peu coutumiers du fait.

Le regard des autres

Cédric Sueur co-auteur de l’étude et biologiste au CNRS à l’université de Strasbourg explique que la crainte d’avoir une contravention n’est pas plus importante au Japon qu’en France. Il faudrait plutôt regarder du côté de la culture et de la pression sociale. Les Japonais sont plus sensibles au regard des autres que les Français. Ainsi, les infractions des Japonais baisse de 70 % lorsque il y a plusieurs piétons (37 % du côté français, peu soucieux du regard des autres).

Face au respect des règles, le Français se montre quelque peu récalcitrant. Il a tendance à traverser quand il en a envie même si cela implique une prise de risques.

Au Japon comme en France les hommes (40,6 %) prennent plus de risques que les femmes (25,7 %). Les femmes apparaissent plus respectueuses des règles et plus prudentes. Mais cette différence sexuée est plus accentuée en France qu’au Japon.

Malgré tout, au niveau des statistiques, le nombre d’accidents de la route impliquant des piétons est sensiblement le même en France et au Japon. Les automobilistes français sont conscients du caractère imprévisible des piétons et ils en tiennent compte. Ce postulat devrait s’accroître avec la suppression progressive des feux rouges dans les villes. Les Japonais sont moins préparés car ils sont peu confrontés et donc peu aguerris aux comportements à risques.

L’étude souligne que les différents comportements sociaux et culturels permettent de renforcer la sécurité routière.

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