Les voitures de société dans le collimateur de la sécurité routière

À l’occasion du Conseil national de la sécurité routière (CNSR), le lundi 11 mai, il a été question des voitures de société et de l’absence de poursuites des salariés.

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Des outils plus performants pour la lecture des plaques d’immatriculation.

Certaines failles permettant d’éviter les sanctions des contrôles radar ont été mises en évidence. Parmi celles-ci, les membres du CNSR ont évoqué l’impossibilité d’identifier des salariés flashés au volant de leur voiture de société. Ainsi, le CNSR demande « l’obligation (et la sanction dissuasive) pour les personnes morales d’assurer la traçabilité temporelle des conducteurs sur leur parc de véhicules ». Pour ce faire, des registres pourraient être tenus à jour.

Le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe a indiqué que les conducteurs devaient être égaux face à la loi. Certains pourraient se sentir lésés face à ceux qui peuvent dépasser les limitations de vitesse en toute impunité. Il précise que cette recommandation serait aussi valable pour l’administration.

En 2014, les radars ont entraîné 21 millions de flashs. 10 à 15 % d’entre eux sont imputables aux flottes d’entreprise. Dans la plupart des cas, les sociétés paient les amendes de leurs salariés. En revanche, les conducteurs ne subissent pas de retrait de points car les clichés ne permettent pas l’identification ou bien parce qu’ils ne sont pas désignés par leur employeur.

Le CNSR se prononce pour le développement des contrôles de radars « double face » pour augmenter la lisibilité des plaques d’immatriculation et l’identification des conducteurs.

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