La privatisation des radars mobiles

L’expérimentation de la gestion externalisée des radars mobiles sera en vigueur dès le 24 février.

En Normandie, la phase de test se déroulera jusqu’au 1er septembre.

Les flashs ne donneront pas lieu à une contravention lors de cette période. En effet, celle-ci doit servir à homologuer le système. Par la suite, les premiers véhicules radars conduits par un opérateur privé se généraliseront dans les autres régions. Les voitures banalisées seront fournies par des sociétés privées et les chauffeurs seront sous contrôle de l’État.

Cette nouvelle mesure vise à libérer les forces de l’ordre qui devront se consacrer à d’autres tâches au profit de la lutte contre la délinquance et de la protection de la population. L’utilisation de ces voitures sera optimisée notamment en ce qui concerne le respect des limitations de vitesse. Actuellement les voitures banalisées circulent moins d’une heure par jour. Ce dispositif permettra une présence quotidienne évaluée à 8 heures.

Cette annonce ne fait pas que des heureux. Le président de 40 millions d’automobilistes, Daniel Quéro, estime que tout cela ne va « générer que d’importantes sommes d’argents qui finiront dans les caisses de l’État ». Selon lui, aucune preuve n’a été apportée afin de vérifier un quelconque effet positif en matière de sécurité routière.

Les conducteurs français ne sautent pas de joie non plus… Un récent sondage montrait que 78 % des Français étaient défavorables à cette nouvelle disposition.

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