Les suggestions de la sécurité routière

Vendredi prochain, le Conseil National de la Sécurité Routière ( CNSR) dévoilera ces propositions pour lutter contre la mortalité routière. Les propositions des quatre commissions qui composent le Conseil seront présentées lors de l’assemblée plénière du CNSR. Les cinquante-et-un membres s’exprimeront par vote avant que le dossier ne soit envoyé sur le bureau de Manuel Valls. Parmi les suggestions, on parle de l’instauration d’une « journée des victimes de la route » le 22 février.

Les recommandations de la sécurité routière.

Les recommandations de la sécurité routière.

Les différentes associations attendent cette journée depuis longtemps qui permettrait de reconnaître les victimes d’accidents de la circulation. En revanche d’autres personnes ont un avis plus réservé à l’instar de Chantal Perrichon, porte-parole de la Ligue contre la violence routière. Elle estime qu’une telle journée enfermerait les familles dans un statut de victime. De plus, elle s’interroge : « que ferons-nous les 364 autres jours ? ».

Dans le dossier du CNSR, il y a aussi la circulation inter files pour les deux-roues. Celle-ci pourrait être autorisée sur certaines autoroutes en cas d’embouteillage et à une vitesse maximum de 50 km/h. Les délais d’attente entre les examens étaient aussi à l’étude, on peut donc s’attendre à une proposition.

D’ailleurs, le Syndicat national des inspecteurs cadres et administratifs ont annoncé la création de 10 000 places d’examens supplémentaires dès la fin de l’année. Cette mesure pourrait voir le jour en proposant des examens de code supplémentaires le samedi et en faisant appel à des inspecteurs à la retraite depuis peu.

Il sera peut-être aussi question des « enregistreurs de données d’accidents » dans les véhicules ».

Mais le point le plus important de ce rapport sera sans aucun doute celui concernant la vitesse. L’abaissement de la vitesse réglementaire sur les routes secondaires sera le sujet phare de la journée. Les experts évoquent un nombre de vies sauvées compris entre 350 et 400 si la mesure est adoptée sur l’ensemble du réseau.

Certaines associations s’insurgent contre ce dossier estimant que si l’automobiliste est d’accord pour sauver des vies, il n’en est pas de même pour une nouvelle mesure répressive. Le Comité proposera aussi les éthylotests anti-démarrage systématiques chez les conducteurs condamnés.

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